LE RÉGIME CÉTOGÈNE ET LE DR SCHWARTZ

La malbouffe orchestrée par notre civilisation s’est traduite par l’explosion des cancers et autres maladies dégénératives. Ce constat n’est plus contesté par personne, à l’exception probable des climatosceptiques, et avérée des industriels du secteur.

Le régime alimentaire cétogène, vers lequel je me suis tourné dans un premier temps afin de priver de sucre les cellules tumorales qui s’en nourrissent, représente une forme perverse de la malbouffe dès lors qu’on le combine avec le traitement métabolique du docteur Schwartz. Il en résulte une baisse de l’appétit et de la quantité de nourriture absorbée et, par voie de conséquence, la privation probable pour l’organisme de certains nutriments nécessaires à son équilibre. J’y ai trouvé une première raison de m’orienter vers certains compléments alimentaires, ceux notamment suggérés par les bilans sanguins que Big Pharma réalise pour moi avec un irremplaçable savoir-faire.

Mais on n’entre pas en cétose du jour au lendemain : le processus prend plusieurs semaines au cours desquelles l’organisme apprend peu à peu, à partir des graisses (alimentaires et/ou corporelles), à fabriquer le sucre nécessaire au fonctionnement du cerveau et des muscles — dont le cœur. Faute d’en avoir été avisé, je me suis retrouvé dans la détresse à l’occasion de simples marches d’une centaine de mètres, diagnostiquée « angine de poitrine » par mon généraliste. Me réorientant à mon habitude vers mes propres analyses, j’ai fortement réduit ma dose quotidienne de metformine, et, en moins de 36 heures, mon état s’est considérablement amélioré. Réponse immédiate des cellules tumorales : mon PSA est reparti prestement à la hausse. Afin de retrouver — et au-delà — la dose de metformine qui allait réorienter mon PSA à la baisse, j’ai fait appel à des compléments alimentaires qui ont eu pour effet (d’ailleurs très relatif, ainsi que semble le démontrer la suite de l’histoire…) de mieux oxygéner mon sang, puis de réorienter l’oxygène ainsi récupéré vers les muscles, dont le cœur. Toutefois, à la lumière des suivis de PSA des mois écoulés, j’ai largement conclu que le régime cétogène n’a pas joué un rôle essentiel, si ce n’est durable, dans le succès (avéré — possiblement éphémère ?) de mon traitement ; en conséquence, depuis le 6 février 2020, j’ai résolu de le poursuive avec moins de rigueur. Enfin, vers la mi-mai. j’ai repensé le concept et ai réorienté mon alimentation vers la frugalité ordinaire. D’ailleurs, peu après le 6 février, le Dr Schwartz, s’appuyant sur un rapport scientifique dûment argumenté de son éminent ami et confrère Maurice Israël, mettait en ligne une nouvelle vidéo sur le sujet : Dangers du Régime Cétogène pour le cancer. Étude publiée par Maurice Israël & Laurent Schwartz — Guérir du Cancer.

18 février 2020 : le docteur Schwartz vient de mettre en ligne une interview à vocation testamentaire dans laquelle il considère qu’il a été entendu sur le sujet du cancer, que Big Pharma va désormais prendre sa suite, et qu’il va enfin pouvoir s’élever au niveau suprême de la recherche fondamentale sur la compréhension du vivant qu’il attribue à l’évolution universelle sans cesse croissante de l’entropie. Au passage, il élève d’un cran, dans la hiérarchie des traitements anti-cancéreux qu’il préconise, le bleu de méthylène — dont il n’a pas été l’inspirateur initial. Il réitère également ses récentes réserves au sujet du régime cétogène qu’il préconisait encore sans réserve il y a quelques années.  Le lien, à l’intention des philosophes : Interview du Docteur Laurent Schwartz, Être Humain #1 — Guérir du Cancer


LETTRE OUVERTE DU DOCTEUR SCHWARTZ AUX ADHÉRENTS DE LA FONDATION GUÉRIR DU CANCER

(état des lieux à la mi-juillet 2020)

Chers amis,

La Fondation Guérir du Cancer vient de publier un point d’activité, et certains d’entre vous m’ont demandé de vous en dire un peu plus. Je le fais bien volontiers.

Comme vous le savez, malgré tous les obstacles qui m’ont été opposés, j’ai voué ma vie à soigner le cancer. Avec tous ceux qui m’ont accordé leur confiance, nous avons pu progresser dans la connaissance du cancer et dans le combat contre cette maladie.

J’ai, bien sûr, une pensée toute particulière, et émue, pour ceux, si nombreux, qui nous ont quittés tôt trop, après avoir courageusement lutté, et avant de voir l’aboutissement de nos efforts.

Je pense aussi à vous tous, malades et proches de malades, pour lesquels et aux côtés desquels nous devons continuer à chercher sans relâche, à expérimenter, à approcher toujours plus près des traitements qui nous aideront, enfin, à reléguer cette maladie au rang des pathologies d’antan ou des affections pleinement curables, de celles dont on ne meurt plus, ou presque plus. Nous devons continuer le combat de toutes nos forces et de tout notre cœur.

C’est notamment pour nous aider à gagner ce combat que la Fondation « Guérir du Cancer » a été créée il y a quelques mois.

Cette Fondation, j’en suis convaincu, est une opportunité formidable pour développer des actions de plus grande portée que celles que nous avons pu mener jusqu’à présent. C’est pour cette raison que j’ai soutenu et accompagné cette démarche de Fondation, car je veux, dans l’intérêt de tous les malades, que nous puissions aller plus loin, beaucoup plus loin.

Cette Fondation a été créée en octobre 2019 par des personnes désintéressées qui, comme moi, poursuivent l’objectif de développer les traitements métaboliques contre le cancer ; par des personnes que je connais, et en qui j’ai toute confiance. Toutes les parties prenantes de la Fondation ont en commun de croire en nos recherches et de vouloir les faire aboutir conformément à son projet philanthropique que nous menons sous le contrôle de la Fondation de France, sous la direction indépendante d’un comité exécutif ainsi que sous la validation technique et éthique d’un comité scientifique.

Cette Fondation est, selon moi, essentielle pour l’avenir des recherches sur les traitements métaboliques que nous voulons faire aboutir. Notamment parce qu’elle peut subventionner tous types de démarches scientifiques utiles à notre approche métabolique, entre autres celles d’associations ou d’universités, quelle qu’en soit l’origine.

Mais je veux insister ici sur un point essentiel : cette Fondation ne pourra soutenir des projets que s’ils sont engagés avec toute la rigueur scientifique requise – ce que vérifie son comité scientifique -, et s’ils respectent les réglementations applicables, notamment en ce qui concerne les droits des malades, les essais, la protection des données personnelles, etc.

Et cette rigueur, j’y tiens tout particulièrement, car ce n’est que grâce à elle que les traitements métaboliques, dans lesquels nous plaçons tant d’espoir, pourront sortir de l’anonymat – voire de l’indifférence – dans lequel les défenseurs des traitements dits « conventionnels » veulent les maintenir envers et contre tout. Prouver avec les moyens et les règles de la science que nous avons trouvés, voilà tout l’enjeu !

La Fondation est récente, car elle n’a que 6 mois d’existence. Et pourtant, elle travaille activement, depuis le premier jour, sur des pistes des plus intéressantes.

Ces dernières semaines, je n’ai pas pu m’y consacrer totalement, car je me suis porté volontaire pour soigner les malades du Covid-19, ce qui explique que je n’aie guère eu la possibilité de communiquer auprès de vous, notamment dans un contexte largement perturbé par le confinement.

Mais j’entends revenir sur ce qui a été mis en route par la Fondation.

Fin 2019, la Fondation a donné son accord de principe au financement de recherches relatives aux « inhibiteurs de l’enzyme SCOT ». Cette approche, comme un certain nombre d’entre vous le savent maintenant, vise à empêcher les cellules tumorales de se nourrir des cétones qui sont générés par le corps soumis à un régime cétogène. Dans la continuité d’un travail de recherche bibliographique réalisé et publié par le Professeur Maurice Israël, un protocole d’essais a été rédigé puis soumis à différents laboratoires. A ce jour, hélas, aucun d’entre eux n’a formulé de réponse permettant d’entreprendre les essais. Mais nous n’entendons pas renoncer, et les personnes en charge de ce dossier poursuivent leurs efforts pour aboutir le plus rapidement possible à un accord avec un laboratoire et à l’engagement d’essais ; des essais qui, pour être concluants, devront en tout état de cause respecter des protocoles très stricts et qui, par conséquent, risquent de prendre du temps.

Début 2020, la Fondation a financé le lancement de recherches menées par le Professeur Mario Jolicoeur au sein du laboratoire de biochimie de Polytechnique Montréal sur le « Rétablissement d’un métabolisme basal chez les cellules cancéreuses par génération contrôlée d’oxygène singulet afin de favoriser leur apoptose ». Son titre peut dérouter, mais cette étude s’intègre pleinement dans l’avancement de nos recherches. Elles doivent aboutir à une meilleure compréhension de la possibilité de stimulation de la respiration des cellules cancéreuses par la génération contrôlée d’oxygène mitochondrial. Est en jeu l’amélioration de la connaissance des mécanismes de combustion des sucres dans les cellules tumorales. Le succès de cette recherche pourrait donc permettre de belles avancées des traitements métaboliques du cancer.

Parallèlement à ces recherches, des travaux ont montré qu’une vieille molécule comme le Bleu de Méthylène lève l’effet Warburg. Ce traitement s’accompagne d’un ralentissement de la croissance cellulaire. L’effet inhibiteur de croissance est d’autant plus puissant que le Bleu de Méthylène est administré avec de l’acide lipoïque. Ceci conforte l’addition du Bleu de Méthylène au traitement métabolique. Ce travail a été publié dans une revue internationale à comité de lecture.

En outre, toujours au plan des traitements métaboliques, il m’apparaît impératif d’acquérir une meilleure connaissance de l’ensemble des approches thérapeutiques identifiables à travers des pratiques d’automédication.

L’université de Bordeaux, représentée par le Professeur Pascal Ragouet, a donc entrepris, avec le soutien de la Fondation, l’élaboration d’une étude observationnelle visant à identifier les meilleures pratiques d’automédication des malades du cancer.

Des questionnaires, déjà construits mais qui entreront bientôt en phase de test ainsi que de validation par des professionnels de santé et des juristes, seront envoyés à des malades, volontaires pour cette étude, afin d’identifier, en fonction des pathologies qui les affectent, quels sont les traitements qu’ils ont suivis, avec quels résultats, quels éventuels effets secondaires, etc. Le tout, autant que possible, et s’ils le souhaitent, sous le contrôle de leur médecin traitant. Ces questionnaires seront envoyés ensuite 4 fois pour suivre l’état de ces malades.

Les résultats de cette étude devraient bénéficier aux malades du cancer et nous aider à progresser dans la connaissance des traitements métaboliques de façon beaucoup plus globale. Ce processus sera également beaucoup plus rapide que l’exécution de simples essais ponctuels, voire d’essais cliniques sur de nouveaux traitements bien trop lourds et coûteux à mener.

Cette étude prendra environ 1 an parce qu’elle est encadrée par des dispositions législatives et réglementaires nombreuses et strictes, et qu’elle exige, de la part de ses promoteurs, la plus grande rigueur scientifique. C’est sous ces conditions que ses résultats pourront présenter une valeur certaine vis-à-vis du monde médical puis, en conséquence, être reconnus et publiés. J’espère ainsi que vous toutes et tous pourrez partager plus librement vos pratiques d’automédication avec le corps médical.

Chers amis, je reste, plus que jamais, focalisé sur ma vocation de guérir du cancer. J’accepte bien volontiers toutes les collaborations, mais aussi toutes les confrontations d’idées de la part de mes collègues médecins et scientifiques du moment qu’elles sont menées dans un esprit constructif. A vous malades, nous devons d’avancer le plus vite possible pour éclairer la science au service de la lutte contre le cancer.

Je sais que certains d’entre vous contactent la Fondation pour trouver des médecins à consulter. Malheureusement, la Fondation n’a pas les moyens de réaliser ce travail d’intermédiaire ou de recommandation, et je ne peux moi-même vous aider à ce titre. Vous m’en voyez bien désolé.

Avec la Fondation, nous essayerons de publier le plus régulièrement possible un point de situation concernant tous les dossiers intéressants, pour faire part de nos travaux en cours, de nos difficultés mais aussi de nos succès.

Je nous souhaite, à toutes et tous, bon courage en cette période difficile, ainsi que de rester mobilisés dans cette lutte contre le cancer qui nous réunit depuis tant d’années.

Avec mon amitié,

Laurent Schwartz