INTRODUCTION

La révélation en février 2019 d’un cancer agressif de la prostate (PIRADS 4/5 infiltrant, hypervascularisé, score de Gleason 4+4, PSA 10,70) a engagé l’auteur dans un corps à corps avec la maladie qui l’a conduit, en une année à peine, aux portes de la guérison. S’inspirant au départ des travaux du docteur Laurent Schwartz, promptement enrichi d’un vaste cocktail d’antioxydants, il vous conte son expérience par le menu avec un souci du détail qui constituera pour chacun une  base robuste de réflexion.

LE DOCTEUR LAURENT SCHWARTZ

« Le Docteur Laurent Schwartz, sorti major de sa promotion de la faculté de médecine de Strasbourg, a commencé sa carrière pendant sept ans à la prestigieuse Harvard Medical School, diplômé en radiothérapie/oncologie. Rentré en France, il travaille comme praticien hospitalier dans plusieurs hôpitaux de l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris et continue parallèlement à se consacrer à la recherche fondamentale sur le cancer. Détaché à l'Ecole Polytechnique après avoir été écarté de l'AP-HP pour avoir publiquement montré dans son ouvrage « Métastases, vérités sur le cancer » (Hachette - 1998) les limites de la chimiothérapie et l'urgence d'explorer d'autres pistes, il y crée un groupe pluridisciplinaire regroupant des médecins, des mathématiciens, des physiciens et des biologistes, accusant le trop-plein d'argent et le politiquement correct d'avoir figé la recherche et empêché toute alternative. »

BIG PHARMA

« Le terme de Big Pharma est utilisé pour désigner collectivement l'industrie pharmaceutique mondiale. Selon Steven Novella, le terme en est venu à désigner une forme diabolisée de l'industrie pharmaceutique. Le professeur de littérature Robert Blaskiewicz écrit que les théoriciens de la conspiration utilisent le terme de Big Pharma comme abréviation pour désigner une entité abstraite [sic] formée de sociétés, d'organismes de réglementation, d'ONG, de politiciens, et souvent de médecins partageant un intérêt pour la prescription de produits pharmaceutiques qui leur rapportent gros. Le complot de Big Pharma s'organiserait dans le cadre du lobbying pharmaceutique. »

… ET MOI

Quant à moi, qui ne suis pas l’auteur des deux précédents alinéas (respectivement extraits du site https://guerir-du-cancer.fr/ et de https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_du_complot_de_Big_Pharma), je ne suis, dixit Laurent Schwartz, qu’un « pauvre bougre » (en ce qui me concerne, en devenir seulement…) atteint d’un cancer, auquel il offre sans la moindre contrepartie financière l’éclairage réconfortant de son savoir et de son empathie.

Vous l’aurez sans doute compris : ce « charlatan » (charlatan et mécène « en même temps » !…), alors qu’il en sait de plus en plus, en dit de moins en moins d’une conférence à l’autre. Deux d’entre-elles sont selon moi fondatrices : https://www.youtube.com/watch?v=4mqcyt7UWVI et  Cancer, guérir tous les malades ? | Laurent SCHWARTZ - YouTube Toutes deux datent de quelques années, alors qu’il lui était encore permis de s’exprimer (et d’exercer son art) librement, s’abritant notamment derrière une législation encore relativement libérale à l’égard des compléments alimentaires — désormais dans le collimateur de Big Pharma. Il y expose l’essentiel de ses recherches et ses premiers résultats. La seconde rattrape notamment la mauvaise qualité visuelle des diapositives projetées à l’occasion de la première. J’ai suivi, sur youtube, la conférence qu’il a donnée à Paris en 2019 ; ça fait vraiment de la peine : il ne peut même plus répéter ce qu’il disait il y a quelques années ! J’ajoute que je ne l’ai jamais rencontré, ni même personnellement interrogé.


MA ROUTE SOLITAIRE

Il ne vous reste donc plus, « pauvre bougre » que vous êtes, qui avez, en proie au doute, comme moi (ou pas) décliné les offres de Big Pharrma déclarées incontournables (les rayons ionisants et l’hormonothérapie, dans mon cas), qu’à consacrer le plus clair de votre temps, durant des mois, à naviguer sur internet à la recherche de la pierre philosophale, où les avis censurés et les avis contrariés soumettent votre perspicacité à rude épreuve. De doute en doute, de moments de jubilation en espoirs déçus, j’ai bâti pierre à pierre la pharmacopée qui me laisse enfin penser qu’un jour peut-être je mourrai d’autre chose que d’un cancer de la prostate. Un ami de longue date, médecin — qui plus est anatomopathologiste —, qui m’avait formellement déconseillé de tenter l’aventure, désormais plus optimiste que moi-même, m’a adressé (le 20 décembre 2019, alors que mon PSA s’élevait encore à 5,93 — contre 10,70 le 22 mai) le courriel suivant :

Vos résultats sont stupéfiants ! Votre acharnement et la minutie de votre protocole sont un modèle du genre.

Pas même le pape ou le président des USA ne bénéficieraient d’un tel suivi !

Tout est en faveur de la régression de l’adénocarcinome.

Vous arriverez à le vaincre contre toute attente de la médecine traditionnelle.

Félicitations pour votre obstination.

Mais ne vous attendez pas à me voir instruire ici le procès de Big Pharma — des millions d’internautes, peu comptables de leur temps, s’en chargent — car je reste toujours soucieux de pouvoir y recourir en dernier ressort, ni même à vous encourager, tel un gourou, à m’emboîter le pas. Je me propose simplement de vous conter par le menu par quels moyens et avec quelles incidences sur mon état de santé je suis parvenu entre le 22 mai 2019 et le 20 février 2020 à ramener mon PSA de 10,70 à 5,25, puis, au 29 juin 2020, à l’occasion d’une 3e IRM, à constater que du méchant adénocarcinome il ne subsistait plus qu’un fantôme largement dévascularisé. À la lumière de mon expérience, vous serez possiblement (un peu plus en tous cas) en mesure d’élaborer votre propre stratégie, sans négliger une approche aussi mûrement réfléchie que la mienne.

Seule ombre au tableau : les compléments alimentaires, qui constituent le plus clair de ma thérapie, sont très onéreux, les profiteurs prospérant des deux côtés. Pour être complet, il convient d’ajouter à cette dépense les bilans, notamment sanguins, que la Sécurité sociale ne rembourse pas, et celles que votre médecin traitant s’abstient, voire refuse de vous prescrire, pour ne pas (trop) déplaire à la Sécu — et ne surtout pas s’immiscer dans l’affaire… —, et que vous décidez de financer sur vos deniers. L’addition mensuelle qui en résulte peut être qualifiée de budget (quoique j’en aie peut-être pour ma part intégré plus que de strictement nécessaire, afin de prendre en compte les spécificités de mon état de santé, notamment cardiovasculaire).

Je vous propose, sans plus attendre, de cliquer sur le lien suivant afin de suivre de semaine en semaine quelle a été l’évolution de mon PSA. Cette version simplifiée est dite « expurgée de sa pharmacopée » car elle ne mentionne pas les innombrables compléments et retouches de pharmacopée auxquels j’ai procédé au fil des semaines et des mois. Il en existe une version intégralement renseignée, que je réserve au personnel médical et aux malades les plus en pointe dans leur engagement personnel. N’hésitez pas à utiliser le zoom au-delà de 200%. Notez aussi que la lecture sur smartphone n’a rien d’ergonomique.

psa-expurge-de-sa-pharmacopee.xls.pdf NB. : En fonction de votre configuration, le fichier s’ouvrira dans votre navigateur, ou prendra place dans le dossier de téléchargements de votre ordinateur. N’hésitez pas à utiliser le zoom.

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