LA MISE EN LIGNE INITIALE DU PRÉSENT SITE REMONTE AU 16 FÉVRIER 2020

(Il bénéficie de mises à jour fréquentes, intéressant parfois plusieurs pages, au fur et à mesure que se dévoile une réalité scientifique nouvelle émergeant du vécu ; la dernière date du 14 octobre 2021).

NOUVELLES RÉCENTES

(suite de la page d’introduction : Le Dr Laurent Schwartz)

  1. -20 février 2020 : Mon taux actuel de PSA de 5,25 présente tous les signes d’une zone de résistance ne pouvant être franchie qu’au prix d’une augmentation, sur laquelle j’hésite, de ma dose quotidienne de metformine. Je décide alors que le moment est venu de faire enter dans le jeu les deux premiers éléments de la pharmacopée que je tiens en réserve. À titre expérimental, afin que cet essai soit conduit « toutes choses égales par ailleurs » aux fins de probation, je décide de conserver ma prise habituelle d’antioxydants, malgré le fait qu’ils ne manqueront pas de combattre les nouveaux arrivants dispenseurs, eux, de radicaux libres. Au matin du 3e jour, le seul effet secondaire que j’éprouve est le réveil d’un ancien acouphène devenu somnolent.

  2. -27 février 2020 : L’introduction, toutes choses égales par ailleurs, d’artémisinine et d’amygdaline n’a produit aucun résultat : PSA = 5,46. Je décide de ne pas prolonger l’expérience, et de reconduire à l’identique les dispositions déjà en vigueur (sous réserve d’une augmentation contenue du bleu de méthylène), considérant qu’elles semblent avoir conduit à une relative stabilisation du PSA. D’ailleurs, l’épidémie de Covid-19 qui se profile me fait entrevoir une longue période au cours de laquelle je pourrais décider de ne pas me rendre au laboratoire d’analyses, perdant ainsi toute possibilité d’apprécier l’incidence de ma pharmacopée sur les marqueurs.

TRAVERSÉE DE L’ÉPISODE COVID-19

  1. -3 mars 2020 : Instruit depuis le lycée que 2 élevé à la puissance 10 = 1024 (application au contexte Covid-19 : 2 morts le premier jour du mois alors que leur nombre double tous les 3 jours, c’est-à-dire 10 fois par mois, deviennent 1024 morts un mois plus tard), je m’impose sans plus attendre le confinement — différé dans l’indigence et le mensonge par le Pouvoir —, et décide de reporter sine die mon prochain rendez-vous en irm.

  2. -Courant mars : mon cerveau vacille, incapable de s’élever au niveau de rationalité des princes et des rois des plateaux de télévision qui expliquent doctement au bon peuple, à l’occasion d’interminables logorrhées destinées à nous faire perdre de vue la question posée, que le port de masques chez nous ne servirait à rien… étant donné que nous n’en possédons pas ! Bien entendu, vous êtes priés de comprendre que si nous n’en possédons pas, c’est précisément parce qu’ils ne serviraient à rien. Mais, concèdent déjà à voix basse quelques rares téméraires à la soumission chancelante, dès la saint-glinglin, à réception desdits masques, il ne serait pas absurde d’imiter les pays d’Asie… où ce port est rendu obligatoire par un pouvoir outrageusement coercitif au regard de nos valeurs de liberté.

  3. -4 avril : boutée hors du jeu médiatique par l’évidence commune, la (très) Haute Autorité médicale se déclare finalement favorable au port généralisé du masque. Françaises, Français, Belges, Belges… démerdez-vous, et surtout faites comme si nous n’étions pas là… Mais alors, redoutez la jupitérienne Castagne !

  4. -9 avril : le ci-devant ministre de l’Intérieur interdit que l’on rende obligatoire le port du masque… Sans doute se réserve-t-il d’interdire qu’on l’interdise, avant de le rendre obligatoire ? D’ailleurs, comme chacun sait :

    -Aux États-Unis, tout est autorisé, sauf ce qui est interdit ;

    -En Allemagne, tout est interdit, sauf ce qui est autorisé ;

    -En Russie, tout est interdit, même ce qui est autorisé ;

    -En France, tout est autorisé, même ce qui est interdit.

  1. -23 avril : le président de l’Académie nationale de médecine, Jean-François Mattei, ancien président de la Croix-Rouge française (2004-2013), professeur de pédiatrie et de génétique médicale, ancien ministre de la santé et ancien membre du comité consultatif national d’éthique déclare : « il faut adopter de manière systématique le port du masque dès maintenant ». N.B. Il a dû y avoir une fuite car je tyrannisais discrètement depuis près de deux mois les membres de mon entourage afin qu’ils l’adoptent et s’auto-confinent ! On dit même que le ministre de l’Intérieur se serait secrètement laissé convaincre à son tour et attendrait pour légiférer qu’il y ait suffisamment de masques pour couvrir les besoins… Mais ne rêvons pas : le port du masque, chez nous, ne sera jamais même simplement recommandé par un pouvoir prisonnier de ses déclarations initiales ; se déjuger, le pouvoir ? jamais !

  2. -4 juin : La menace s’éloigne, alors que les différentes autorités éminemment médiatisables ont multiplié les déclarations sur tous les sujets, bientôt suivies de leurs exacts contraires : la grippe « banale », le masque, la chloroquine, les enfants…, je me prépare à reprendre, non sans appréhension, le chemin des laboratoires d’analyses et autres cabinets médicaux.

  3. -14 juin : Le président de la République a réussi l’exploit de nous servir un discours de 20 minutes au sujet du déconfinement sans jamais prononcer le mot « masque », mot parent de mascarade. Je suis tenté par l’insulte à magistrat.

  4. -14 juillet : Traîné par l’oreille devant le tribunal médiatique par les pétitionnaires du monde médical, le petit   monsieur shooté à l’ego est contraint de céder, mais pas trop : le port du masque dans les lieux publics clos pourrait devenir obligatoire à peu près aux environs du 1er août… par exemple. [NDLR : Il n’y a pas — il n’y a jamais eu — le feu au lac, gast ! D’ailleurs, vers la fin du mois de juillet, il s’est subtilement débarrassé de la patate chaude en la refilant aux préfets, ces derniers aux maires, etc.]

DERNIÈRES NOUVELLES

(suite du haut de la page)

  1. -17 juin 2020 : À l’issue de près de 4 mois d’abstinence laborantesque, j’ai franchi le pas et le seuil du laboratoire : PSA = 6,26 certes en hausse (vs 5,46), mais dont je conclus que si le cancer résiste, il a cependant trouvé en moi un adversaire à sa mesure. D’ailleurs, la baisse ininterrompue de mon imc, m’avait conduit, il y a quelques semaines, à réduire légèrement mes posologies (d’ailleurs un tant soit peu généreuses selon Schwartz) d’acide lipoïque, d’hydroxycitrate et de metformine. Afin de tenter de reprendre la main et l’initiative, j’augmente ce jour ma dose quotidienne (qui reste modérée) de bleu de méthylène.

  2. -29 juin 2020 : 3e IRM prostatique. Rappel des dates des deux précédentes : 28 février 2019 ; 30 septembre 2019. Rappel du début du traitement métabolique : 22 mai 2019. Constats successifs : le 30 septembre 2019 (à l’issue de 4 mois de traitement seulement), l’adénocarcinome avait régressé de manière spectaculaire, au point de déstabiliser le radiologue. L’IRM de ce 29 juin 2020 (la 3e, donc) apporte une autre bonne nouvelle : l’hypervascularisation focale constatée lors des deux examens précédents a disparu. De l’adénocarcinome agressif au score de Gleason 4+4, classé PIRADS 4/5, il ne subsiste plus qu’un zombie, à l’imagerie fantomatique. Bref, le cancer semble bel et bien vaincu. Du moins pour l’instant car, au fil des lignes et des chapitres qui précèdent, j’ai clairement exprimé ma conviction selon laquelle à la fin c’est presque toujours le cancer qui gagne, doué qu’il est d’une intelligence diabolique qui lui permet d’élaborer des stratégies nouvelles adaptées à chaque situation. J’en déduis que pour le tenir en échec durablement il faudrait pouvoir constamment lui opposer des armes nouvelles. Ce que je retiens à ce stade du protocole métabolique du Dr Schwartz est qu’il est tout à fait en mesure de retarder considérablement les échéances en reconstituant un environnement sain dans ceux des tissus qui ne sont que relativement atteints par le mal. Mais aller détruire au sein d’amas tumoraux volumineux et compacts des cellules qui se sont savamment barricadées, est une tout autre affaire qui ne peut être résolue qu’au prix d’un franchissement problématique de la barrière épithéliale par des agents tueurs, à l’instar des rayons ionisants de Big Pharma et de certaines molécules suffisamment petites pour se frayer un chemin et porter le fer à l’intérieur de la tumeur. C’est ce à quoi je vais commencer à réfléchir, sachant que mon prochain dosage significatif de PSA ne pourra intervenir que dans quelques semaines, lorsque le stress causé par la sonde endorectale de l’IRM se sera dissipé. Mais pour ce qui est de l’aide que tout nécessiteux dans ma situation attend de son médecin traitant, le constat est sans appel : non seulement il ne m’est d’aucune utilité — en ignorant ostensiblement tous mes bilans sanguins, et en ne me prescrivant que des bilans de fonctionnaire à l’usage de monsieur toulmonde, à l’exclusion de ceux qui m’ont permis d’orienter finement mon action depuis le début, et que le laboratoire accepte de réaliser à mes frais. Lorsque l’on a connaissance des coûts exorbitants des honorables traitements de Big Pharma, le constat interroge…

  3. -30 juin 2020 : En attendant d’être en mesure de reprendre mon étude, et d’envisager un éventuel allègement de la partie métabolique de mon traitement, j’augmente provisoirement de quelques dixièmes le pH de mon eau de boisson, afin de réduire autant qu’il est possible, en l’absence d’IPP, l’écart qui existe entre les cellules saines et leurs voisines tumorales immédiates qui savent tirer parti de cette différence de pH (qu’elles s’emploient à augmenter encore et encore en se rendant elles-mêmes un peu plus basiques) afin de mieux lacérer leurs zones de déplétion d’espace, et ainsi envahir les cellules voisines qui tombent l’une après l’autre dans leur escarcelle.

  4. -1er juillet 2020 : Je vais vous surprendre : par la grâce de ce cancer, la menace Alzheimer (de stade 1-2 selon Sheltens) révélée par une IRM en 2015 pourrait, par la magie de mes diverses poudres de perlinpinpin anti-cancer, subir le même sort que lui, les deux maladies procédant d’une même logique dégénérative, selon Schwartz. En effet, alors que je me porte bien et ne souffre toujours de rien (à l’exception toutefois de diarrhées récurrentes), je constate depuis la fin de l’année 2019 que mes cheveux sont étonnamment plus fournis, reprenant même pour partie leur ancienne couleur, qu’une fine pilosité nouvelle et universellement colorée est apparue aux endroits où elle se faisait plus que rare, que les taches solaires apparues de longue date sur mes mains s'estompent et disparaissent peu à peu, que ma tension artérielle (qui avait atteint 230/130 il y a 30 ans !) naguère encore traitée par… 20 mg d’un IEC ! se passe désormais de tout traitement (120/75 randomisée) — dont il résulte que la toux chronique provoquée par ce médicament n’est plus qu’un souvenir —, que mes nombreuses extrasystoles ont disparu depuis 11 mois et que mon cœur s’est remis à battre comme un métronome — foi de cardiologue —, que mes brûlures œsophagiques apparues il y a une vingtaine d’années se passent désormais d’IPP, que j’ai récupéré une miction de jeune homme en raison d’une prostate qui, bien loin d’augmenter de volume, s’est sensiblement réduite, que les problèmes d’arthrose dont j’avais commencé à souffrir en 1989 ont totalement disparu (notamment grâce à la Piasclédine), que ma prise quotidienne de somnifères remontant à 45 ans est oubliée depuis 1 an, et, qu’enfin, mon IMC qui avait insidieusement atteint un 30,4 de sénateur s’est vu ramené à un 21,88 de mannequin, en même temps que s'évanouissait mon diabète de type II. Bref, tout se passe comme si j’avais rajeuni — en mieux ! Alors qu’elle faisait encore naguère la course en tête, au coude à coude avec l’infarctus et l’AVC, j’avais fini par l’oublier, celle-là !… [la menace Alzheimer]

  5. -2 juillet 2020 : mon tacle du jour que j’adresse à quelques-uns de mes chers médecins présents et passés de toutes les spécialités : au lieu d’afficher votre dédaigneuse suffisance coutumière, vous qui savez tout sur tout — et davantage encore —, apprenez à apprendre de vos patients, ceux que vous n’écoutez jamais et à qui vous n’expliquez jamais rien de ce qu’ils attendent : un avis éclairé et éclairant à l’usage de leur propre voyage, que ne saurait remplacer un compte rendu volontairement abscons et une ordonnance illisible, que vous lui balancez juste avant de lui montrer la sortie.

  6. -4 juillet 2020 : je ne résiste pas, aux dépens assumés de mes chevilles ouvrières, au plaisir de vous faire partager les compliments appuyés que j’ai reçus à propos de ma prose. Mon ami médecin anapathe déjà cité : « C’est jubilatoire, tout est dit, et en quels termes ! Vous êtes stabilisé du cœur à la prostate, du cerveau à la pilosité ! Quant à la facilité d’écriture elle est à la hauteur de votre éloquence qui nous avait enchantés au cours de ces longues heures de route et de repos sur les fabuleux chemins de l’Ouest ! Je reste admiratif devant votre pugnacité et vous félicite pour votre persévérance. Votre dévoué apprenti photographe plein d’admiration pour son maître qui lui a tant appris et pour ce scientifique rigoureux que vous continuez d’être ». Une journaliste, amie de la première heure : « j’apprécie la construction, le style et la fluidité de votre prose ». Un neveu se sachant concerné : « tu as véritablement réalisé un boulot de "dingue" ! ». N.B. Dès que j’aurai connaissance qu’un médecin du sérail aura consenti (condescendu ?) à me lire, et me proposera son aide, j’aurai alors accès à l’inaccessible Graal.

  7. -18 octobre 2020 : à partir du 15 septembre, une nouvelle ère s’est ouverte sur l’évolution de ma maladie, soit 16 mois après le début de mon adhésion au protocole du Dr Schwartz. Avant de poursuivre sa lecture, j’invite instamment le lecteur à (re)prendre connaissance du dernier chapitre de la page « Thérapie anticancer orientée protocole Schwartz », intitulé « et l’avenir dans tout ça ? », mis en ligne dès le mois de février 2020, préfigurant en quelque sorte l’avènement de la « saison 2 », dans lequel je fais état, non pas des connaissances scientifiques déjà acquises et publiées, mais de la simple logique émanant de mes premiers constats. Si, en effet, les témoignages vantant les mérites du protocole du Dr Schwartz sont légion, il se font bien plus rares au-delà d’une période probante de 2 ans. Est-il alors prématuré d’affirmer que ce protocole est bel et bien porteur d’espoir en termes de rémission, mais qu’il ne s’en fracasse pas moins comme tous les autres contre le mur de la guérison, la vraie, celle réputée acquise au-delà de 5 à 10 ans ? La période angoissante qui s’ouvre devrait me permettre de répondre à cette lancinante question, car voici ce qui m’arrive :

  8. -18 octobre 2020 (suite) : À la mi-juin 2019, une quinzaine de jours suivant mon adhésion au protocole (et au régime cétogène), j’ai été frappé d’une faiblesse handicapante à la marche, doublée d’un angor que je n’ai su à l’époque ni qualifier, ni quantifier. Guidé par mon intuition, j’ai alors fortement réduit ma dose de metformine pendant deux jours au mois d’octobre 2019, ce qui a eu pour effet immédiat de ramener cette faiblesse à un niveau acceptable, mais aussi, hélas, d’induire une hausse conséquente de mon PSA. Par la suite, j’ai modulé cette dose à plusieurs reprises, à la hausse comme à la baisse, et abouti aux mêmes constats — à l’exception toutefois du lien de causalité entre l’angor et la metformine, probablement multifactorielle [d’ailleurs définitivement mise hors de cause à la lumière de mes constats du 22 novembre]. La prise régulière d’Acétyl L-Carnitine à dose augmentée a alors permis de réduire durablement l’angor, à telle enseigne que je ne m’en suis plus guère préoccupé pendant plusieurs mois. Tout allait donc bien jusqu’au mois de juillet dernier quand un angor au repos est apparu, de plus en plus fréquent et sévère, au point de me réveiller le 8 septembre dernier au beau milieu de la nuit, puis à nouveau quelques jours plus tard, jusqu’à devenir mon problème de santé numéro 1. L’état de mon cancer paraissant stabilisé, et présumant — non sans raison, penseront d’aucuns — que j’étais victime d’une overdose de compléments alimentaires (notamment d’antioxydants ?), j’ai cessé toute médication de cette nature pendant 10 jours, et, le 12 octobre, l’angor au repos avait totalement disparu [ndlr : ayant peu à peu réintégré les précédentes posologies, aucun constat ultérieur ne m’a permis de confirmer mes premières déductions]. Pour être complet, il convient de souligner qu'au cours des mois d’août et de septembre, rassuré par mon PSA et une imagerie IRM concordante, je m’étais proprement lâché sur la nourriture, les sucres lents et les fruits, en conséquence de quoi j’avais repris… 7 kg. Verdict du laboratoire d’analyses le 15 octobre : PSA 9,63 — contre 5,88 30 jours plus tôt !

  9. -22 octobre 2020 : Dès le 15 octobre, j’ai réactivé le protocole Schwartz initial et renoué avec une alimentation plus sobre et responsable. Résultat : le PSA s’est effondré, passant de 9,63 à 7,98 en 7 jours seulement.

  10. -26 octobre 2020 : Dissipant les craintes nées de la brutale augmentation du PSA, une 4e IRM prostatique pratiquée ce jour me permet de constater l’absence d’évolution vis-à-vis de celle réalisée le 29 juin. J’en conclus que le temps du PSA est un temps court (qq jours à peine) au regard du temps long (qq mois) de l'imagerie. J’avais donc bien identifié une ambiguïté essentielle de la problématique du cancer au chapitre « et l’avenir dans tout ça ? » de la page précédente : le PSA s’avère une donnée qui ne rend pas seulement compte du nombre de cellules tumorales mais aussi et surtout de leur activité protéinique intrinsèque surexprimée, laquelle est soumise à l'effet inhibiteur présumé du traitement métabolique du Dr Schwartz. Malgré l’important faux-pas de l’été dernier, l’imagerie du jour ne rend compte d’aucune évolution de la maladie, si ce n’est la complète disparition de ce qu’il subsistait encore de l’hypervascularisation initiale de l’adénocarcinome, réputée pourvoyeuse de métastases. Constatant de surcroît la régression progressive de l’angor à l’effort au cours des premiers jours de novembre, un vent d’optimisme s’est enfin levé…

  11. -7 décembre 2020 : Nouveau dosage de PSA : 6,44. Tout est quasiment rentré dans l’ordre, même l’angor à l’effort, dont il ne subsiste guère — provisoirement sans doute — qu’un léger point localisé à droite, entre sein et sternum, se prolongeant dans le dos, et cédant en quelques instants à la trinitrine (constat du 31 décembre 2020). Il ne me reste plus désormais qu’à dérouler le tapis du temps de l’infinie rémission — arrachée de haute lutte dans un contexte médical hostile et infantilisant qui dispose de privilèges exorbitants que l’on attendrait plus sûrement garants de compétence et de dévouement.

  12. -7 janvier 2021 : PSA : 7,41. Le moindre relâchement (-10%) dans les posologies schwartziennes orthodoxes se paie décidément cash. Je décide d’y revenir, tout en estimant que le PSA, considéré dans ses zones actuelles de variation, ne constitue pas un critère robuste d’appréciation de l’état du cancer, tant qu’il n’est pas confirmé par l’imagerie IRM, ainsi que l’a clairement démontré l’épisode du mois d’octobre dernier. La vraie bonne nouvelle du jour : je me suis rendu au laboratoire d’un pas alerte, qui plus est masqué FFP3, et, pour la première fois depuis 18 mois, toute trace d’angor a disparu. Merci qui ?

  13. -11 février 2021 : PSA : 7,54. Le retour au point nadir de 5,25 enregistré le 20 février 2020 me semble désormais, toutes choses égales par ailleurs, hors d’atteinte pour au moins deux raisons : la première est liée à la tendance naturelle à la hausse qui accompagne l’accomplissement du temps ; la seconde est que ma posologie schwartzienne est redevenue conforme aux prescriptions du maître, et que le fait de l’augmenter sans autre forme d’avis relèverait d’une aventure aux conséquences imprévisibles. Mon ultime marge de manœuvre consiste à revenir à certains compléments alimentaires abandonnés à la recherche de solutions destinées à surmonter mes problèmes d’angor, lesquels ont effectivement cessé sans que j’aie pu en distinguer clairement les responsables. À tout hasard — ou presque — je décide d’augmenter sensiblement ma dose quotidienne (précédemment fort réduite) de Co-enzyme Q10, de graviola et de gingko. Je n’en attends d’ailleurs rien de très spectaculaire ; en conséquence, le moment est venu pour moi de faire appel à ma première ligne de réserve : l’amygdaline.

  14. -12 février 2021 : première prise sauvage de 30 amandes le 12, dont il résulte pendant la nuit des brûlures d’estomac. Je réduis à 20 amandes dans la journée du 13 tout en m’interrogeant sur la stratégie la plus efficace : fortes doses ponctuelles espacées (NB. dose létale annoncée : 90 amandes par jour — « recommandations » de l’académie : 3 !…) ou dosage modéré au long cours ? Le 18 février, après moult hésitations, j’opte pour 4 prises quotidiennes de 4 amandes à l’occasion des repas — dont le traditionnel « quatre-heures ». NB. Le lecteur se reportera utilement à ce sujet au bas de la page consacrée à ma pharmacopée expérimentale.

  15. -5 mars 2021 : PSA : 7,65. Avec une remarquable régularité, le PSA reprend son irrésistible et lente ascension, en dépit de l’action antitumorale attribuée à l’amygdaline, restée sans effet. J’en tire la conclusion — certes quelque peu audacieuse, bien qu’impeccablement logique — qu’elle n’a pas trouvé, au niveau prostatique, de cellules tumorales à tuer, ainsi que le laissait présumer le bilan IRM (les cellules tumorales produisent — jusqu’à 10 fois plus ? — de PSA que les cellules normales). De ce point de vue, l’augmentation du PSA résulterait uniquement de l’œuvre inexorable du temps et de l’avancement de l’âge. Parvenu à ce stade de mes réflexions, gagné par un envahissant désœuvrement scientifique, moral et intellectuel, j’opte sine die, peut-être dangereusement, pour l’alternance 5 jours sur 7 de l’artemisinine et de l’amygdaline, sans pour autant, comme il se devrait sans doute, interrompre simultanément le bleu de méthylène et autres antioxydants. À court de stratégie, alors que le couple PSA-IRM a atteint les limites de ses capacités diagnostiques, le moment semble venu pour moi de procéder à un bilan d’extension plus précis : le TEP-Scan à la fluoro-choline — qui pose le délicat problème de mon égibilité…

  16. -23 avril 2021 : éligible ou pas (plutôt pas…), après avoir vaillamment soutenu mon dossier, j’ai finalement obtenu gain de cause dans des conditions qui font honneur à notre système de santé. Le TEP-Scan à la fluoro-choline constitue à l’heure actuelle l’examen le plus apte à établir la réalité métastatique du cancer, bien au-delà des capacités diagnostiques de l’IRM, car seuls les éventuels micro-envahissements disséminés dans tout le corps peuvent échapper à sa détection. Là où l’IRM peine désormais à distinguer l’adénocarcinome du reste du stroma fibro-musculaire antérieur — une excellente nouvelle en soi —, le scanner met en évidence la zone tumorale de manière nettement différenciée ; j’en déduis : 1) que la disparition progressive puis déclarée totale à l’IRM de l’hyper-vascularisation de l’adénocarcinome n’est pas pleinement avérée (dans la mesure où le produit radioactif y a nécessairement pénétré par ce canal). A contrario, le scanner n’est pas, à l’instar de l’IRM, apte à opérer une subtile gradation entre les stades intermédiaires. Les deux examens sont donc complémentaires ; 2) que le scanner réaffirme brutalement la réalité physique de la tumeur, là où l’IRM constatait un net affaiblissement, voire une (probable) mutation cytologique entre les différents états. Aucun des deux examens ne renseignant a minima sur l’évolution histologique du stroma tumoral (pas plus d’ailleurs que le PSA, ce que confirme un article de l’AFU publié en 2014 : « L'intensité de la captation de la choline est indépendante de l'agressivité du cancer, notamment du grade tumoral, du score de Gleason et du taux de PSA initial. »), il apparaît indispensable de repasser par la fort désagréable et non exempte de risque case biopsie. Ce n’est qu’à la lumière de cet examen (hélas, pour une part aléatoire en raison de la relative imprécision de la visée au regard de la faible taille de la cible) qu’il deviendra possible de conclure à une rémission durable, voire à la guérison promise par les tenants de l’approche métabolique — que d’ailleurs je m’interdis car ladite guérison serait acquise de manière frauduleuse, pour ne pas dire illégale… Quoi qu’il en soit, en dépit du caractère notoirement agressif de mon cancer, j’ai bel et bien engrangé, grâce à celle-ci — et je l’en crédite —, deux ans de vie en pleine santé, promise d’avance à la dégradation attendue des thérapies sauvages de la terre brulée auxquelles j’étais éligible et officiellement élu : la radiothérapie associée à une hormonothérapie [toutes thérapies excluantes des élus du sérail qui se sont révélés impuissants à sauver leur plus emblématique représentant : le Pr Axel Kahn, président de la Ligue, décédé le 6 juillet, après avoir perdu toute confiance en ses pairs].

  17. -27 mai 2021 : PSA : 8,67. Nouvelle augmentation, mauvaise nouvelle : il était tombé à 5,25 le 20 février 2020. Pour autant, je ne perds pas de vue qu’il s’élevait déjà à 8,04 le 5 novembre 2017, et qu’il avait culminé à 10,70 le 22 mai 2019, le jour même où j’ai initié le protocole du docteur Schwartz. Je reste donc plutôt zen : certes, le cancer de la prostate est le plus souvent fatal, mais il est aussi réputé d’évolution lente, évolution en l’occurrence ralentie par le protocole de l’inspiré docteur, ainsi que l’établissent désormais tous mes examens cliniques.

  18. -7 juin 2021 : livré à moi-même par un corps médical et une littérature en fuite, je décide de tenter un peu plus sérieusement l’artémisinine en y associant un arrêt concomitant du bleu de méthylène (sans toutefois renoncer à ce stade — ainsi que l’exigerait l’orthodoxie — aux autres anti-oxydants). En alternance, j’ajoute l’amygdaline.

  19. -15 juillet 2021 : PSA : 8,62. Une fois enterrés les rêves d’un PSA asymptotique à 4, une baisse, même relative, est accueillie dans la sérénité. D’ailleurs, depuis un mois, je n’ai pas perdu mon temps (ceci expliquant cela ?) : j’ai alterné les périodes de 5 jours d’artémisinine et d’amygdaline à des doses affirmantes. J’ai interrompu l’expérience lorsque mon dynamisme basal s’est avéré atteint. Mais une surprise m’attendait à la sortie : contre toute attente ma ferritinémie, que j’attendais effondrée, avait explosé.

  20. -26 août 2021 : PSA : 8,38. L’espoir renaît au fur et à mesure que le protocole de l’excellent docteur que vous savez s’avère bel et bien pertinent. Même en rêve, je n’avais pas envisagé un retour à la baisse ! Il n’existe que deux explications possibles ; la première : j’ai augmenté de 15% ma dose quotidienne de metformine, laquelle a toujours impacté mon PSA, à la hausse comme à la baisse ; la seconde : les doses « affirmantes » d’artémisinine et d’amygdaline que je m’étais audacieusement prescrites récemment ont eu un réel impact… et je m’en tire plutôt bien : ma ferritinémie, qui avait littéralement explosé, est redevenue normale. Mon médecin traitant, qui m’avait adressé d’urgence à l’hôpital pour cause d’hématochromatose (et auquel j’ai désobéi, lui préférant mon intuition : c’est l’artémisinine à dose élevée qui aura induit ce surstockage protéinique de précaution), en sera pour ses frais d’ordonnance. Je décide de renouveler l’expérience artémisine/amygdaline en en réduisant un peu les doses et la durée, tout en interrompant la prise de bleu de méthylène sans avoir la moindre idée de la réelle pertinence de cette décision, la médecine officielle s’interdisant, au nom de sa suffisance endémique crasse, orientée déni, de m’éclairer.

  21. -14 septembre 2021 : Pas de dosage de PSA : chaîne de suivi interrompue le 3 septembre par 6 jours d’hospitalisation pour cause de lithiase biliaire ayant obstrué le canal cholédoque pendant 4 jours (et ont fini par s’évacuer spontanément). Bilans sanguins détraqués, en attente de rétablissement. Épreuve pénible et très douloureuse (antalgiques prescrits au compte-gouttes). Toute ma pharmacopée schwartzienne s’est trouvée interrompue pendant une semaine ; j’en redoute les conséquences sur l’évolution de mon cancer.

  22. -14 octobre 2021 : PSA : 9,60. L’épisode hospitalier, qui m’a valu d’interrompre mon traitement pendant 8 jours, a eu pour effet de ramener mon PSA à celui du 15 octobre 2020 : 9,63 (et à celui, à l'époque affolant, du 19 février 2019 : 9,53). J’en déduis que mon traitement 1) est à l’évidence efficace s'agissant de ralentir l'évolution de la tumeur — constatant en creux qu’au moindre relâchement le PSA s’envole ; 2) ne me permettra jamais de prétendre à mieux qu’une rémission plus ou moins durable. Je reprends donc le chemin, encore mal exploré, de l’amygdaline et de l’artemisinine, sous l’étroite surveillance de mes marqueurs et de ma ferritinémie (qui pose la délicate question des limites posologiques de l’artémisinine). Ces deux substances n'ont jamais été inscrites au protocole de Laurent Schwartz, qui les juge dangereuses [sans toutefois les nommer ndlr], pourraient constituer, selon d'innombrables sources, une arme décisive de nature à induire (toujours pour un temps ?) l'apoptose des cellules tumorales. Décidément, mes constats du jour valident bel et bien mes spéculations de février 2020, inscrites dans la lucidité au chapitre ET L’AVENIR DANS TOUT ÇA ? de la page précédente.

À suivre…